Taux d’intérêt des prêts en France : état des lieux en 2025

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Date : 25 septembre 2025

Alors que l’économie française tente de retrouver un souffle, les taux d’intérêt des prêts sont sous le feu des projecteurs. En 2025, les emprunteurs observent une stabilisation relative — mais pas sans défis — alors que les banques et régulateurs jonglent entre inflation, politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et pression sur le marché du crédit.


1. Tendance générale & contexte

  • La BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés, avec le taux de dépôt à 2,00 % et le taux de refinancement à 2,15 %.
  • L’inflation, bien que redevenue moins menaçante, reste un facteur à surveiller ; les projections l’estiment à 1,0 %en 2025, puis légèrement à la hausse en 2026-2027.
  • Avec une dette publique dépassant les 113 % du PIB, la France subit une pression forte : le rehaussement du risque perçu par les marchés entraîne une hausse des taux d’emprunt souverain, ce qui se répercute sur le coût des prêts bancaires.

2. Taux immobiliers : ce que payent les emprunteurs

Les prêts immobiliers sont souvent le baromètre le plus visible des taux d’intérêt dans la vie quotidienne des citoyens. Voici les chiffres récents (été / rentrée 2025) :

Durée du prêtTaux moyen observé
10 ans2,97 %
15 ans2,99 %
20 ans3,14 % à 3,18 %
25 ans3,27 % à 3,30 %
  • Les « meilleurs profils » (emprunteurs avec bon dossier, apport personnel, revenus stables) continuent d’obtenir des taux légèrement en dessous de ces moyennes, souvent sous les 3 % pour les durées de 15 à 20 ans.
  • Pour les durées plus longues (25 ans), les taux sont un peu plus élevés, en raison du risque plus grand sur le long terme, mais restent raisonnables comparés à certaines périodes antérieures où les taux s’approchaient de 4 % ou plus.

3. Taux d’usure : plafond légal

  • Depuis le 1er juillet 2025, le plafond du taux d’usure pour les prêts à taux fixe de 20 ans et plus liés à un achat immobilier est passé à 5,08 %, contre 5,31 % précédemment.
  • Ce taux d’usure est le taux maximal légal que les banques peuvent pratiquer — un mécanisme de protection des emprunteurs, fixé sur la base des taux pratiqués par les banques sur les trois mois précédents.

4. Autres formes de crédit

  • Pour les prêts à la consommation, les taux sont beaucoup plus élevés que pour les prêts immobiliers, souvent de l’ordre de 6–7 % ou plus, selon le risque de l’emprunteur.
  • Le taux de prêt bancaire (Bank Lending Rate) pour la France était environ 3,68 % en juillet 2025.

5. Comparaison avec d’autres pays européens

  • En Allemagne, aux Pays-Bas ou en Scandinavie, les taux immobiliers sont relativement comparables — parfois légèrement inférieurs — grâce à une stabilité institutionnelle, une inflation plus contenue ou des politiques de prêt plus incitatives.
  • Dans les pays d’Europe du Sud ou de l’Est, les taux varient davantage selon la stabilité économique, la confiance des marchés et les marges bancaires : les écarts de risque se traduisent par des taux plus élevés pour les emprunteurs perçus comme moins solides.

6. Perspectives et recommandations

  • La tendance générale est une stabilisation des taux immobiliers, avec une légère baisse observée depuis la fin de 2024 et le début de 2025, surtout pour les emprunts de longue durée.
  • Si la BCE décide de baisser ses taux directeurs à nouveau, cela pourrait entraîner une nouvelle diminution des taux de prêts bancaires.
  • Les emprunteurs avec des profils solides peuvent profiter de conditions avantageuses : bon dossier, apport personnel élevé, durée d’emprunt modérée.
  • Pour ceux qui envisagent un prêt immobilier, il est conseillé de comparer les offres, de surveiller les plafonds d’usure et d’évaluer le coût total (intérêts + assurance + frais), pas seulement le taux de base.

Conclusion

En septembre 2025, la France vit un moment relativement favorable en ce qui concerne les taux d’intérêt immobiliers : les prêts sont moins coûteux qu’il y a un an, les taux d’usure sont en baisse, et ceux qui ont un bon profil peuvent obtenir des conditions très compétitives. Toutefois, le contraste demeure : les crédits à la consommation restent chers, l’incertitude économique persiste, et le cadre réglementaire rappelle que les marchés ne dictent pas seuls la règle du jeu.

Les prochains mois seront déterminants : baisse potentielle des taux directeurs de la BCE, évolution de l’inflation et stabilité politique pèseront lourdement sur l’avenir des conditions d’emprunt en France.


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